la librairie Futuropolis


Robert Roquemartine

 

Robert Roquemartine est d'abord vendeur au marché au puce saint-ouen avec un stand ouvert à tous les vents de 8m². (C’est Dionnet ma meilleur source.)

Il est genre fort en gueule, pas très aimable mais avec le sens du commerce. Il a le gout des beaux objets phonographes à pavillons, vases Gallé, du pierre cardin… il propose aussi des disques et de la bande dessinées . il s’adjoint et forme Dionnet qui complète son offre dans le domaine du comics. Il sait mettre en valeur les livres au besoin les réparer.
En 1969, il arrête les puces pour une boutique (un ancien salon de coiffure),
au 122, rue du Théâtre, dans le 15e arrondissement de Paris, avant de déménager début 1970 à quelques mètres de là, au no 130. il la tient avec sa femme Évelyne Penhoud. Une autre source indique que Jean Boullet aurait vendu Sa librairie le Kisoque à Robert Roquemartine (son stock alors car ce n’est pas à la même adresse).
La librairie tire son nom d’une aventure de science-fiction dessinée par René
Pellos, Futuropolis, sur un scénario de Martial Cendres, et publiée par l’hebdomadaire Junior du 7 avril 1937 au 4 mai 1938.

Il se lance aussi dans l’édition : la revue « Futuropolis » tiré à 150 exemplaires, puis « comics 130 » , qui réédite plusieurs séries américaines des années 1930 introuvables en librairie. Dionnet y écrit ses premiers articles avec henri vielle et claude Beylie. Deux hors-séries constituent l’embryon de catalogue éditorial, avec un volume dédié à Popeye de Segar et un autre dédié au Concombre masqué de Nikita Mandryka.

La librairie Futuropolis, à Paris, fréquentée alors par tous les professionnels comme Philippe Druillet, Mandryka, Moëbius, Jacques Lob ou Jean-Claude Mézières,Goimard, Moliterni.

Avec les revues, Robert Roquemartine se fait lettreur. Ce domaine l’occupe de plus en plus se lassant de la boutique qui lui convient beaucoup moins que le marché au puces. Il revendra la librairie En 1972 à un couple, Florence Cestac et Etienne Robial avec Denis Ozanne, qui rendra Futuropolis célèbre.

Plus bas dans la page la librairie Futuropolis selon
Robial

 



 


Robert Roquemartine croqué en 1974 par Gir

roquemartine dans librairie avec druillet

 


1969


Florence Cestac, illustratrice et Étienne Robial, maquettiste et designer, forment un couple installé à Paris. Tout en vivant de piges, ils fréquentent assidument le Marché aux puces de la porte de Montreuil pour acheter et revendre divers objets. C'est là qu'ils font connaissance avec Jean-Claude de Repper, qui les met en contact avec Robert Roquemartine, propriétaire de la librairie Futuropolis. En 1972, le couple reprend la librairie Futuropolis avec Denis Ozanne, un ami d'enfance, alors que Cestac et Robial n'avaient pas envisagé de se lancer dans ce type de commerce.

Mais ce n’est pas le métier de
Cestac et Robial, ils se lassent vite d’être uniquement commerçant. Il créent donc une maison d’édition en 1974 et déménage dans le passage des Écoliers à Paris 15. La maison d’édition les mobilise de plus en plus. La naissance, au début marginale des revues L'Écho des savanes, Métal Hurlant, Fluide glacial, etc, Futuropolis se font aussi un temps diffuseur.
Robial ruse pour limiter les couts au maximum pour la faire vivre avec peu de moyens La maison d’édition. C’est succès d’estime, sans succès économique. Il impose une politique d’auteur avec une rigueur de maquettiste et designer. C’est révolutionnaire à l’époque. Lassé ensuite par la clientèle de collectionneurs de vieux journaux, en 1977, ils revendent la librairie pour se consacrer totalement à l’édition jusqu’en 1994.
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  portrait signé Moebius mettant en scène Robert Roquemartine

 

 



 

 






 







tardi

 


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